Ovnis et extraterrestres : Quand l’Etat français s’investit dans les recherches

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vendredi, 15 janvier 2016 | Par | Catégorie: Liste des derniers articles, Ufologie

L’ufologie grand public connait essentiellement deux visages, celui d’une structure officielle du GEIPAN chargée de collecter et d’enquêter sur les différents PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés) qui lui sont soumis et celui basé sur l’investissement de nombreux « ufologues amateurs » répartis sur l’ensemble du territoire français, en solitaire ou dans des structures associatives. Ces derniers sont généralement plus loquaces que le GEIPAN, enquêtent sur le terrain, écrivent des livres ou encore organisent des conférences publiques.

On suppose toutefois un autre visage plus discret, dont on ne parle pas très souvent en France, celui de la défense nationale. Bien que plusieurs publications aient clairement mentionnés l’intérêt du ministère de la défense nationale en matière d’ovni et de sujet exogène, il existe, semble t-il, dans la conscience humaine, une part de nous qui éradique cette information, et qui nous positionne finalement en victime. Aussi, l’ufologie poursuit son long chemin dans la décrédibilisation sociale, simplement parce qu’il n’y a pas de position officielle en faveur de l’existence des ovnis. Les 22% de cas inexpliqués avancés par le GEIPAN n’aident aucunement à augmenter l’intérêt du public sur ce sujet étant donné qu’on ne donne aucune conclusion précise sur ce qu’aurait pu être à l’origine de ces cas. L’explication extraterrestre, en la considérant comme plausible dans certains cas, étant encore bien trop tabou pour qu’un organisme d’état se risque à l’évoquer.

Dans cet article, nous allons donc rappeler aux lecteurs que le ministère de la défense s’est très tôt investi dans la recherche sur les ovnis et que bon nombre de son personnel se sont positionnés officiellement sur la question depuis au moins les années 70. C’est une chose qui a été oubliée avec le temps, laissant place à un éternel doute qui ne devrait plus exister. A ce jour, la question de l’intérêt du ministère de la défense pour les ovnis ne devrait plus se poser.

Nous allons également dépeindre une progression chronologique du positionnement des militaires à l’égard du phénomène ovni. Comprendre comment ce phénomène a évoluer et à quoi cela a amené.

Nous allons reparler du fameux fax du ministère de la défense envoyé en 2007 à Steven Greer. Ce fax avançant clairement l’intention motivée du ministère de la défense à participer à des tests et des contacts avec le phénomène ovni. Nous donnerons les différents éléments qui nous font considérer ce fax comme authentique.

A l’appui, une vidéo d’un abducté que nous avons interrogé et qui, lors d’une lutte avec des extraterrestres, a retrouvé inséré dans son bras la pointe d’un objet qui s’y était cassé. L’objet a, par la suite, été remis en « haut lieu ».

Nous évoquerons très brièvement les témoins qui sont entendus, sous hypnose, pour raconter leurs expériences en vue d’alimenter la base de connaissance des autorités.

La période avant GEPAN

On établi traditionnellement que le début de l’ufologie fait suite à l’observation de Kenneth Arnold, un pilote privé américain, le 24 juin 1947, de neuf objets volants inhabituels alors qu’il effectuait un vol à bord de son appareil, un Call-Air A2, entre les villes de Chealis et Yakima (villes américaines). L’histoire de l’ufologie moderne est donc récente et à partir de cette date les observations n’ont jamais cessé partout dans le monde. En France, quelques observations sont faites par des pilotes de l’armée au début des années 50. Au début des années 50, c’est le Bureau Prospective et Etudes de l’armée de l’air qui se charge de collecter les nombreux cas d’ovnis enregistrés par la gendarmerie nationale. En 1954, l’étude des ovnis est renforcé par la création de la Section d’Etude des Mystérieux Objets Célestes (ou SEMOC) au sein l’armée de l’air, qui sera mise en sommeil en 1955. A cette époque on parlera effectivement de MOC (Mystérieux Objets Célestes) plutôt que de PANs.

Est-ce que cela veut dire pour autant que l’armée de l’air a cessé de s’intéresser à ces phénomènes aériens à partir de 1955 ? Non. L’armée se montrera alors plus discrète mais ne rejettera nullement le phénomène. En réalité, l’armée continuera a répertorier une cinquantaine d’observations aériennes inexpliquées jusqu’en 1970.

Bourret-Galley

Jean-Claude Bourret interrogeant le Ministre des armées Robert Galley

Jean-Claude Bourret, journaliste français, interrogea alors en 1973 Monsieur Robert Galley, ministre des armées de l’époque, sur le sujet des ovnis. Il obtiendra la confidence suivante :

« Il est incontestable qu’il y a des phénomènes inexpliqués qui méritent d’être étudiés. Nous avons, dans les dossiers de l’armée française, des cas où des militaires, sur le terrain, ont vu des cas totalement inexpliqués. Il faut garder, vis-à-vis de ces phénomènes une attitude d’esprit ouverte ».

En réalité, l’armée transmettra, partir de 1970, à l’association GEPA (Groupe d’Etude des Phénomène Aériens, qui est une association privée d’étude des ovnis créée en novembre 1962, composé de scientifiques et militaires) l’ensemble des rapports de l’armée pour une étude approfondie de ces phénomènes aériens. Le GEPA fournit alors un travail colossal. On considère que les années GEPA, représentent en France l’age d’or de l’ufologie.

Coffrets de 5 livres "Phénomènes spatiaux"

Coffrets de 5 livres « Phénomènes spatiaux »

De 1963 à 1977, le GEPA diffusa le « Bulletin du GEPA » (1963 – 1964) puis la publication des « Phénomènes Spatiaux » (1965 – 1977). C’est une somme considérable d’informations qui a été un peu oublié à notre époque. Francine Fouéré, épouse de René Fouéré (décédé le 14 janvier 1990) alors secrétaire général du GEPA et directeur de publication de « Phénomènes Spatiaux« , s’impliqua considérablement dans la rediffusion de ces travaux. Sorti de ce travail de réédition un coffret de 5 ouvrages, pour un ensemble de 2500 pages environ, aux éditions « Le Courrier du Livre », au prix de 240€. A un tel prix, ce précieux travail n’est pas prêt de se faire connaître dans les foyers.

Si le succès du GEPA est fulgurant dès ses premières années c’est parce qu’il est composé de personnes de qualité, et on y trouvera à partir de 1964 jusqu’à 1970, un général d’armée aérienne en tant que président : Le général Lionel Max Chassin (général 5 étoiles). Le général Chassin dimensionne alors à lui tout seul la portée du GEPA, offrant alors un carnet d’adresse intéressant et certainement une confiance du gouvernement à son égard étant donné ses états de services. Le général Chassin fut le commandant en chef de la Défense Aérienne du Territoire (DAT) à Versailles de 1953 à 1956 avant de commander la défense Aérienne des forces alliées en Europe centrale auprès de l’OTAN de 1956 à 1958. C’est dire si le sujet ovni fut pour lui d’un intérêt très particulier, puisque concerné au premier chef à l’époque où il était un militaire d’active.

Le GEPA ne fut donc pas une association comme les autres, elle bénéficiera d’un soutien du ministère des armées (renommé ministère de la défense nationale en 1969). Elle fut donc l’organisme référent qui traita la plupart des cas observés par l’armée de l’air à partir de 1970. Le GEPA travaillera également avec Claude Poher, qui s’investira officieusement au sein du CNES sur le sujet ovni avant de devenir le premier directeur du GEPAN.

En 1977, le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) créera en son sein le GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) qui deviendra le seul organisme officiel de l’état habilité à la collecte et l’analyse des témoignages d’observations de PAN (Phénomène Aérospatiaux Non identifiés). La création du GEPAN fera suite aux propositions du rapport de l’IHEDN de 1976.

Le GEPA cessera alors ses activités à l’annonce de la création du GEPAN. Laissant ainsi une structure officielle traiter désormais les PANs.

L’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale) et les ovnis

Le rapport de 1976

Le général Chassin n’est pas le seul militaire à se poser des questions sur les ovnis, car quelques membres de l’IHEDN porteront un intérêt important sur ce sujet en 1976. Ces derniers établiront cette même année un rapport qui sera publié en 1978 dans la revue de l’institut (n°11). On y explique encore une fois que le phénomène ovni doit être pris avec grand sérieux et que l’hypothèse extraterrestre ne doit plus être considérée comme ridicule.

Ce rapport sera présidé par le général de gendarmerie Jacques Richard et sera intitulé « Rapport sur les phénomènes aériens non identifiés ».

On peut lire un extrait de ce rapport à l’adresse suivante : http://www.ldi5.com/ovni/sepra/articles2.php#1978

Pour information, l’IHEDN, fondé en 1948, est un établissement public administratif français d’expertise et de sensibilisation en matière de défense, placé sous la tutelle directe du premier ministre. C’est dire si les personnes qui en sont issus sont fortement impliquées dans tout ce qui peut représenter une menace dans l’espace aérien français.

Les années 70 seront celles où l’armée communiquera, directement ou indirectement, le plus sur le sujet ovni. Indirectement par la plume des analyses du GEPA, et directement en ouvrant gentiment ses portes aux journalistes. On se rappellera alors de reportages de journaux télévisés directement filmés dans les tours de contrôles de certaines bases aériennes où des contrôleurs aériens militaires expliquaient ouvertement qu’ils avaient eu affaire à des apparitions/disparitions surprenantes sur leurs radars. C’est aussi, l’époque où la société est curieuse de ces phénomènes. Bien qu’amusée, la population est toutefois bien plus ouverte qu’aujourd’hui et on hésite pas à faire des micro-trottoirs pour interroger les gens sur leurs avis à l’égard de ces phénomènes.

Rapport de l'IHEDN de 1997 - Tiré du fichier http://www.lesconfins.com/ovnisecrets1.pdf

Rapport de l’IHEDN de 1997 – Tiré du fichier http://www.lesconfins.com/ovnisecrets1.pdf

Dans son rapport de 1976, intitulé « Phénomènes aériens non identifiés« , l’IHEDN formule les propositions suivantes :

  1. « Information.
    Que les nouvelles concernant les OVNIs soient librement diffusées pour l’information de nos contemporains, c’est bien. Mais les autorités responsables de la sécurité publique doivent veiller à ce que toute la vérité soit dite, pour que le phénomène soit ramené à de justes proportions, afin d’éviter les psychoses.
    « 

  2. « Recherche scientifique.
    L’opinion de certains milieux scientifiques que bien d’autres problèmes sont à étudier et que tout crédit consacré aux OVNIs manquera pour des recherches plus urgentes, où on voit plus clairement l’aboutissement, est certes compréhensible. Il n’en demeure pas moins que l’étude sérieuse du phénomène pourrait être souhaitable et utile, dans la mesure où des retombées scientifiques et techniques des recherches faites à propos des OVNIs ( la magnétohydrodynamique de Jean-Pierre Petit, par exemple ) peuvent s’avérer importantes pour un budget qui ne serait pas exorbitant. En particulier, une méthodologie scientifique d’enquête serait utilement précisée pour mieux asseoir les travaux ultérieurs.
    « 

  3. « Recherche au sein des armées.
    Face à la menace éventuelle, les armées restent attentives. Il est satisfaisant de penser qu’au sein du ministère de la défense, un organisme cherche à en savoir plus. Peut-être devrait-il être interarmées. Cette recherche ne saurait en rien gêner l’action des scientifiques civils.
    « 

  4. « Contrôler les groupements d’ufologues.
    La façon dont les enquêteurs des groupements privés se répandent dans toute la France pour interroger les témoins a suscité quelques inquiétudes de voir un réseau de renseignements utiliser ce « paravent », cette « couverture » surtout quand on sait que certains groupements distribuent sans contrôle des cartes d’enquêteurs à leurs nouveaux abonnés.
    « 

  5. « Améliorer les procédures et les moyens de renseignement et d’enquête.
    La nécessité se fait sentir d’une coordination à l’échelon national de tout ce qui se fait pour mieux connaître l’OVNI. Ne pourrait-on envisager de serrer de plus près la réalité dans le temps ? Il faudrait pouvoir envoyer sur place, dès l’avis d’une apparition d’OVNI, une équipe pluridisciplinaire, qui enquêterait à « chaud ». Les gendarmes devraient pouvoir disposer d’un questionnaire rédigé par des scientifiques, qui prendrait le relais du trop sommaire « mémento du gendarme ». Il faudrait que les prélèvements d’échantillons et les analyses fassent l’objet d’instructions précises.

Le fonctionnement actuel du GEIPAN répond en partie aux propositions de l’IHEDN de 1976.

De plus, le sujet actuel s’est vu associé désormais à la thématique extraterrestre au sein même de la défense nationale comme nous allons le voir ci-après.

L’étude de 1993

Le site http://www.lesconfins.com héberge actuellement le fichier ovnisecrets1.pdf à l’adresse : http://www.lesconfins.com/ovnisecrets1.pdf

C’est un article de Jean-Pierre Troadec, ufologue et auditeur de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale et commandant (Chef d’Escadron R.C.) de la Gendarmerie Nationale.

Il nous confie dans son article qu’en 1993, je le cite :

« L’antenne lyonnaise de l’IHEDN a aussi réalisé une étude, ignorée de l’ensemble du monde ufologique. Le document daté de 1993 porte sur « Black programme US, les ovnis de l’Oncle Sam ? « .

Effectivement, nous n’avons pas eu accès à ce document et nous ne pouvons rien en dire sur son contenu. Cela dit, le titre parle de lui-même et il est intéressant de savoir que des éléments de notre défense se sont intéressés à la question. Peut être que naîtra de cette réflexion une nouvelle inspiration quant à une suite à donner sur l’étude des ovnis et les retombées techniques qu’il pourrait y avoir.

Le rapport COMETA

Dès 1996, c’est au tour d’une association appelée COMETA (acronyme du COMité d’ÉTudes Approfondies), déclarée loi 1901, de travailler à l’élaboration d’un nouveau document qui deviendra ce que l’on appelle aujourd’hui le rapport COMETA. Cette association est alors composée d’experts provenant pour la plupart de l’IHEDN, elle est présidée par le général de l’armée de l’air Denis Letty. COMETA s’appuiera sur le rapport de 1978 de l’IHEDN (voir ci-dessus).

Le général Letty

Le général Denis Letty

Le rapport COMETA fera mention d’un certain nombre de témoignage de pilotes militaires et civils sur leurs rencontres avec des appareils dotés de caractéristiques physiques étonnantes. Leur vitesse d’accélération, leur déplacement soudain avec des angles impossibles, leur disparation instantanée ainsi que leur comportement intelligent en seront les principaux points d’interrogations.

Le rapport COMETA conclura comme le rapport de l’IHEDN de 1978 (date de publication dans le journal de l’institut) que l’hypothèse extraterrestre est celle qui est la plus probable quant à la nature des aéronefs rencontrés dans ces témoignages.

L’hypothèse extraterrestre, en déduisent les auteurs du rapport, est de loin la meilleure hypothèse scientifique; elle n’est certes pas prouvée de façon catégorique, mais il existe en sa faveur de fortes présomptions, et si elle est exacte, elle est grosse de conséquences.

Ce rapport sera remis entre les mains de Lionel Jospin (Premier Ministre à l’époque) en 1999, par Jean-Jacques Velasco. Devant le manque de réaction des politiques, ce rapport sera publié la même année dans le magazine VSD et sera vendu à 70 000 exemplaires.

Le général d'Armée Norlain

Le général d’armée aérienne Bernard Norlain qui préfacera le rapport COMETA

Concernant les membres de l’association COMETA on trouvera notamment :
M. Michel Algrin, docteur d’état en sciences politiques, avocat à la cour
M. Pierre Bescon, ingénieur général de l’armement
M. Denis Blancher, commissaire principal de la police nationale au ministère de l’intérieur
M. Jean Dunglas, docteur-ingénieur, ingénieur général honoraire du Génie rural et des eaux et forêts
M. Bruno Le Moine, général de l’armée de l’air
Mme Françoise Lépine, de la fondation pour les études de défense
M. Christian Marchal, ingénieur en chef des Mines, directeur de recherches à l’Onera
M. Marc Merlo, amiral
M. Alain Orszag, docteur d’état en sciences physiques, ingénieur général de l’armement

Ont également participé à cette étude :
M. Jean-Jacques Velasco, responsable du SEPRA
M. François Louange, directeur général de la société Fleximage
M. Jean-Charles Duboc, Jean-Pierre Fartek, René Giraud, pilotes civils et militaires
M. Edmond Campagnac, ancien directeur technique d’Air France à Tananarive
M. Michel Perrier, chef d’escadron de la gendarmerie nationale
M. Soun, de la direction Générale de l’Aviation Civile
M. Joseph Domange, général de l’armée de l’air, délégué général de l’Association des Auditeurs de l’IHEDN

Certains le considéreront comme peu crédible et le tourneront en dérision. Pourtant, il trouvera l’appui de nombreux autres ufologues qui verront en lui une véritable révélation qui ne fera que confirmer les théories déjà établies quelques années auparavant. « Il n’y a pas de fumée sans feu », dit le proverbe.

En 2014, la journaliste américaine Leslie Kean sortira, en France, son livre « Ovnis, des généraux, des pilotes et des officiels parlent » en donnant la part belle au rapport COMETA. Dès sa sortie, le rapport COMETA sera fortement attaqué.

Outre les généraux français, on trouvera, dans le livre de Leslie Kean, le témoignage d’autres généraux de différents pays (Chili, Brésil, Belgique …) en faveur de l’existence des ovnis.

Le rapport COMETA est téléchargeable gratuitement sur le site du GEIPAN à l’adresse : http://www.cnes-geipan.fr/index.php?id=204&no_cache=1&tx_damfrontend_pi1[showUid]=557

Le rapport de la Direction du Renseignement Militaire (D.R.M.)

Rapport de la DRM de 1995

Rapport de la DRM de 1995

Parallèlement au travaux de l’association COMETA, l’armée s’impliquera dans d’autres initiatives pour mieux connaître le problème ovni.

En 1995, la DRM (la Direction du Renseignement Militaire, organisme interarmées localisé sur la base aérienne 110 de Creil – Oise) a reçu deux personnes (Alain Boudier et Jean-Gabriel Greslé) issues de la recherche privé sur le phénomène ovni. L’optique de ce rendez-vous, d’après les informations que nous avons réussi à obtenir, était d’informer le personnel de la DRM sur l’historique du phénomène, les recherches effectués aux USA et les différentes commissions qui s’était constituées dans le temps (SIGN, GRUDGE, Twinkle, Robertson, Blue Book, Condon).

La DRM publiera alors un rapport, intitulé « Implications militaires du phénomène des ovni » suite à cette audition. Jean-Pierre Troadec écrira dans l’article http://www.lesconfins.com/ovnisecrets1.pdf

Les auteurs du rapport retiennent in fine que beaucoup de témoignages pourraient concerner des prototypes d’avions militaires. La conclusion est plus marquée : « il serait dangereux de nier les témoignages (ovnis) sous prétexte qu’ils se rapportent à des choses apparemment extraordinaires ».

Les partenaires de la défense nationale

Le GEIPAN

Depuis la création du GEPAN en 1977 (appelé SEPRA en 1998 et GEIPAN en 2005), l’armée est sensée collaborer avec ce dernier pour élucider les mystères de nos cieux.

Si désormais on comprend que le ministère de la défense s’investit discrètement dans la recherche autour du sujet ovni, nous sommes en droit de nous poser des questions sur le rôle réel du GEIPAN. Est-ce que cet organisme est utile au final ? Oui et non, tout dépend de quelle manière nous nous penchons sur la question.

Oui parce qu’il faut une interface officielle vers laquelle peuvent se tourner les témoins de phénomènes aérospatiaux intrigants, facteurs potentiellement anxiogène qui plus est. Il faut donc répertorier, classer et au mieux les analyser scientifiquement. Cela est de la responsabilité du politique que de prendre en charge cet aspect des choses. Là dessus, nous n’y reviendrons pas.

Néanmoins, les moyens mis en oeuvre au sein du GEIPAN semblent minimalistes pour donner un réel crédit au sujet ovni vis-à-vis du public. Peut être s’agit-il là, d’une manière de réduire, justement, cette attention et l’importance du phénomène.

Dernièrement, Xavier Passot, actuel directeur du GEIPAN, expliquait qu’il n’avait pas été saisi pour enquêter sur les « drones » ayant survolé les centrales nucléaires françaises. C’est dire si les règles d’engagement du GEIPAN sont déjà très restrictives pour ne pas, de sa propre initiative, engager une telle démarche d’enquête. Les moyens humains, matériels et financiers du GEIPAN ne permettent pas, de toute manière, de mettre en place une surveillance nationale 24h/24. A part l’armée et éventuellement l’aviation civile, qui peut assurer ce type de mission ?

Rappelons-nous également que si le GEIPAN a besoin de partenaires (armées, services météo, aviation civile, sigma …)  pour mener ses investigations, ses derniers n’ont pas forcément besoin de lui, enfin l’armée en particulier. Cela sous-entends clairement que l’armée (l’armée de l’air notamment) est suffisamment indépendante en moyens humains, matériels et financiers pour se suffire à elle-même dans ce type d’enquête et d’analyse de terrain. Peut-on décemment penser que de telles observations ont cessé depuis la fin des années 70 ? Bien sur que non, et pourtant le GEIPAN n’y fait pas référence. C’est bien que ces cas ne sont pas traités au sein de cette cellule du CNES.

Dans les années 70, des pilotes de l’armée de l’air faisaient parfois état d’une rencontre, lors de leurs missions, avec des aéronefs dont les caractéristiques techniques étaient de très loin supérieures à nos meilleurs avions de chasse de l’époque. Rencontres, dont certaines ont été relaté dans le rapport COMETA en 1999.

Je rappelle toutefois que nous parlons ici des années 70 pendant lesquelles, nous l’écrivions un peu avant, la société était bien plus ouverte que maintenant sur ce sujet.

Concernant le GEIPAN, nous avons relevé les propos de Jean-Gabriel Greslé sur une question de Jean-Pierre Troadec qui va dans notre sens d’analyse (source : https://ufoetscience.wordpress.com/category/dossiers-ufo/page/19/) :

Question : Le Centre spatial à Toulouse abrite les services civils du GEIPAN en charge des PAN, votre avis ?

Réponse : « Le GEIPAN, payé sur fonds publics n’est qu’un écran de fumée. La gendarmerie fait remonter grand nombre de rapports. Mais j’affirme que les dossiers les plus solides ne sont pas envoyés à Toulouse, ils vont directement vers une cellule spécialisée dépendant de l’Elysée ! »

A l’époque où Alain Boudier était le président de la commission SIGMA, il nous était fait part de nombreuses informations au cours de diverses conférences à propos du sujet PAN et notamment leur possible lien avec le sujet extraterrestre. Et nous savons que la commission SIGMA-2 et le GEIPAN collabore sur certains dossiers. La première étant sensible à théorie extraterrestre (comme le fut le rapport COMETA et le rapport de l’IHEDN de 1976) et le deuxième pas du tout. Ce sont tout autant de différences qui sont ainsi mises en avant et qui ne permettent plus de comprendre comment aborder le problème PAN convenablement. Comment assumer ce « mariage » dont l’optique sur le sujet ovni est très différente ? Il semblerait que le 1er octobre 2013 ait réussi à accorder les violons entre la commission SIGMA-2 et le GEIPAN.

Effectivement, le 1er octobre 2013, Luc Dini succède à Alain Boudier, en tant que président de la commission SIGMA-2. Il semble donc que de nouvelles orientations aient été données depuis lors et que cela ait mit tout le monde d’accord sur le plan de la diffusion d’information, puisqu’il n’y en a plus sur le sujet des PANs. Du moins du côté de SIGMA. Du côté du GEIPAN, les choses resteront minimalistes et remplies de scepticisme.

La commission SIGMA, de l’3AF

Une petite présentation de l’association 3AF (Association aéronautique et astronautique de France) s’impose avant de parler de la composante qui nous intéresse, à savoir la commission SIGMA.

L’Association aéronautique et astronautique de France est reconnue d’utilité publique, est la société savante française, carrefour potentiel des compétences, dans les domaines de l’aéronautique et l’astronautique (cf. wikipédia) Elle a été créée en 1971. Son site internet : http://www.3af.fr/

Son activité est en grande partie liée à celle de l’industrie et de la recherche, c’est-à-dire en France à celle des industries aéronautiques, spatiales et des hautes technologies associées. La 3AF est aussi en relation étroite avec les services et organismes d’Etat. Elle regroupe bon nombre de techniciens, d’ingénieurs, de chercheurs et autres étudiants (cf. site 3af.fr).

La commission SIGMA (appelée commission PAN à sa création est rebaptisée SIGMA en 2009) a été créé en 2008 à la demande d’Alain Boudier. Elle est l’une des branches d’activités de la 3AF. Dès le début de sa création, la commission est très active. Des membres de la commissions, dès 2008, prennent des contacts avec les autorités de l’état ayant des liens avec la recherche des PANs comme la défense, la DGA, la météo, le CNES, le GEIPAN …

Des contacts sont également pris avec leurs homologues américains en se rendant directement aux Etats-unis.

La commission SIGMA a rédigé un premier rapport dont le contenu semble rappeler celui du rapport COMETA. Mais celui-ci ne sera pas divulgué publiquement, considérant qu’un certain nombre de points manquaient de précisions scientifiques.

Cependant la commission SIGMA publiera en mai 2010, le « Rapport d’étape de la commission SIGMA/3AF » que vous pouvez lire ici : http://fr.scribd.com/doc/33880789/Rapport-SIGMA

Ce rapport d’étape sera par contre diffusé publiquement.

Dans sa conclusion provisoire, la commission tiendra ces propos :

Aucun phénomène naturel ne peut rendre compte de la majorité des rapports d’observation accompagnés de détections électromagnétiques réalisées par un ou plusieurs radars. Les services de la défense et de la circulation aérienne générale ont été confrontés, un certain nombre de fois, un peu partout dans le monde, à des incursions aériennes inconnues ou à des phénomènes artificiellement provoqués.

Comme dit précédemment, le 1er octobre 2013, la commission SIGMA est rebaptisée SIGMA-2 et aura à sa tête Luc Dini.

Steven Greer et le mystérieux fax du ministère de la défense français

Le 17 septembre 2015, Steven Greer, ufologue américain, donne une conférence à Londres sur le sujet de l’ufologie et y expose publiquement un fax qu’il aurait reçu en janvier 2007 du ministère de la défense français. Sur ce fax, il est clairement établi que les plus hautes autorités françaises sont vivement intéressées pour effectuer des tentatives de contact avec le phénomène UFO. Steven Greer a effectivement créé des protocoles de contact avec des intelligences sensées être extraterrestres et les résultats obtenus sur le terrain par ce dernier semblent avoir suffisamment été prometteurs pour soulever l’intérêt du ministère de la défense.

Ci-dessous la vidéo de la conférence de Steven Greer, le 17 septembre à Londres
Le fax français apparaît à 1h 01 min 16 s

Cette information a aussitôt fait grand bruit chez les ufologues français et plus particulièrement dans les réseaux sociaux. Mais cette nouvelle a tout aussi rapidement été enterrée qu’elle a suscité de l’émoi dans les premiers instants. On a alors pu lire ici ou là que le fax était un faux et qu’étant donné le passé sulfureux de Steven Greer, il avait sans doute chercher à régler des comptes avec les français. Nous avons entendu ailleurs l’idée que c’était un coup des services secrets américains destinés à déstabiliser les destinataires du fax (pour les plus connus) vis à vis de la sphère ufologique française.

Si notre association n’est pas spécifiquement attachée au personnage de Steven Greer, elle ne s’est pas pour autant empressée de jeter le bébé avec l’eau du bain. Nous avons alors tenté une analyse de texte. Manque de chance, le texte n’a été diffusé nulle part hormis sur la vidéo de la conférence de Steven Greer (voir la vidéo ci-dessus). La vidéo étant de mauvaise qualité (en 360p maximum), cela a demandé beaucoup de concentration et de patience pour recréer un contenu lisible.

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Fax du ministère de la défense français présenté par Steven Greer le 17 septembre 2015. Le contenu est presque illisible en l’état

Nous avons alors tenté une reconstitution du texte, et nous pensons l’avoir réussi à 99%. Nous vous glissons, ci-dessous, la reconstitution que nous avons réalisé. Le texte en gras est une traduction de la partie anglaise traduite à partir du fax français par Steven Greer (qui a servi à ce dernier pour présenter le contenu du fax à un public anglophone). La partie française était illisible.

Parallèlement à cela, nous avons demandé à Steven Greer de publier officiellement ce fax. Ce qui devrait se faire dans les semaines à venir, selon les échanges qu nous avons eu avec ses collaborateurs.

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Reconstitution du texte du fax, par le GEEPI – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Sur ce fax, plusieurs noms ont circulé. Des connus et moins connus. L’émetteur du fax étant un certain Pierre Morin, du ministère de la défense. Et comme destinataires nous retrouvions Steven Greer, Messieurs Aubin de la Messuziere et Deloir-Ouellet.

En info, était cité un nom : SPORADE dont le président de l’époque était, semble t-il, Alain Boudier (vice-président actuel de la commission SIGMA 2 de l’association 3AF).

Le premier travail de reconstitution terminé nous nous sommes demandé si effectivement le fax était un vrai. Comment le déterminer ?

Nous avons alors effectué des recherches sur SPORADE. Un nom qui sortait de nulle part et que personne ne semblait connaître. Nous avons regardé sur le site du journal officiel des associations et nous avons pu déterminer qu’une association, créé en 2004, répondait effectivement à ce nom. Et que son domaine d’activité était proche du domaine ufologique.

Je vous laisse en juger vous-même en cliquant sur le lien suivant : Journal officiel – Association Sporade

Le décret d’application de la loi de 1901 (16 août 1901) stipule en effet, dans son article 2, que « Toute personne a droit de prendre communication sans déplacement, au secrétariat de la préfecture ou de la sous-préfecture, des statuts et déclarations ainsi que des pièces faisant connaître les modifications de statuts et les changements survenus dans l’administration. Elle peut même s’en faire délivrer à ses frais expédition ou extrait ».

Nous nous en sommes donc remis à l’article 2 du décret d’application de la loi 1901, et nous avons demandé à la sous-préfecture d’Antony, où avait été enregistrée l’association, une copie des statuts de l’association SPORADE pour voir si nous pouvions établir, nous-même, un lien entre SPORADE et Alain Boudier. Une manière pour nous de savoir s »il y avait un début de vrai dans ce fax contrairement à ce que certains ufologues affirmaient.

A la réception de ces documents, nous avons donc pu voir que l’association SPORADE/Boudier inscrite sur le fax était vraie et, que, contre toute attente l’auteur du fax était également un membre de cette association. Cette dernière intégrant également deux autres membres liés professionnellement à des structures ou entreprises associées à la défense nationale.

Nous avons également comparé la signature du fax à celle figurant sur les statuts de l’association SPORADE et nous avons conclu rapidement que les deux signatures étaient bien identiques (cependant, nous ne sommes pas graphologues).

Il y a eu un débat entre Marc Auburn et Marc Gray sur le sujet de l’ufologie, le 9 juin 2016 sur la web-tv CTVM-TV (https://www.ctvm-tv.com/09062016-atelier-debat-le-complot-extraterrestre-sur-terre-realite-ou-fiction-marc-auburn-marc-gray/).

A la question de Marc Gray sur le sujet du fax du ministère de la défense français, de 2007, demandant à Steven Greer d’effectuer une opération de contact avec des extraterrestres, Marc Auburn répondit :

« Oui, j’y étais ». Auburn a identifié le signataire du fax, Pierre Morin, comme étant le père de la bombe à neutron française, amiral et conseiller militaire à l’Elysée.

L’opération de contact aurait été réalisée, selon les dires d’Auburn, en 2011 sur les côtes bretonnes.

Alors que le fax fut prétendu faux, les révélations de Marc Auburn lui redonne une bien belle crédibilité. Le GEEPI, qui je le rappelle, est le seul groupe français à avoir investigué sur ce dossier alors que beaucoup d’autres, au courant, ont préféré laisser cette information en sommeil.

Certains pourraient effectivement affirmer que lorsque l’on a des moyens de créer un faux, on le fait bien (toujours dans cette idée de décrédibilisation). Mais le témoignage vidéo qui suit tend à donner une information essentielle sur le traitement fait à des objets supposés « exogènes » dans le cadre d’une abduction qui s’est mal passée.

Un témoin important

Avant de lancer cette vidéo et sans donner d’informations sur son contenu, sachez dans quelle condition elle a été réalisée. En août 2015, nous avons été mis en relation avec un témoin qui est fréquemment victime d’abductions. Lors de l’une d’entre elles, il y a eu lutte et un objet s’est cassé dans le bras de notre témoin. Le 31 octobre 2015, nous avons souhaité mettre en image le témoignage reçu en août 2015, soit avant la déclaration de Steven Greer. Il n’y a donc pas, de notre part, une volonté d’arranger les dates du calendrier pour donner plus de poids à l’argumentation de cet article.

Mais je vous laisse prendre connaissance de cet extrait du témoignage (6 min 40 s).

D’autres auditions sous hypnose

Nous savons également que des témoins d’ovnis ont été entendu sous hypnose par ces mêmes « autorités » puisque nous avons été directement contacté pour faire auditionner un témoin d’une de nos enquêtes.

On peut clairement dire que les associations ufologiques présentent un grand intérêt pour ces « autorités » car elles représentent des points de contact essentiels où existe un véritable vivier de témoignages qui pourrait servir à alimenter une base de connaissance « discrète ».

Conclusions

1ère conclusion :

Le GEIPAN ne répond pas à la première proposition de l’IHEDN de 1976. Pour rappel :

Que les nouvelles concernant les OVNIs soient librement diffusées pour l’information de nos contemporains, c’est bien. Mais les autorités responsables de la sécurité publique doivent veiller à ce que toute la vérité soit dite, pour que le phénomène soit ramené à de justes proportions, afin d’éviter les psychoses.

Le GEIPAN ne dit pas toute la vérité, ou plus simplement, peut être l’ignore t-il puisqu’il n’est pas destinataire de tous les cas les plus solides. Les sujets ovni « complexes » sont traités à un tout autre niveau, au sein même de la défense. Il y a donc une volonté de mettre une vitrine à portée du public qui ne pourra que donner des conclusions standardisées à la lumière de statistiques et, ce, sur les cas les plus simples (passage d’un bolide dans l’espace aérien, présence d’un satellite, lanternes thaïlandaises …).

Le GEIPAN ne peut donc, à lui seul, traduire la complexité du phénomène, ni être considéré comme l’acteur le plus pertinent dans le domaine, bien qu’il soit en mesure d’apporter des réponses aux cas les plus standards. Finalement, il se décrédibilise totalement en maintenant sa politique publique actuelle. Tout au plus, le GEIPAN prévient de l’aspect anxiogène que pourrait susciter le sujet ovni pour une société qui ne serait pas prête à faire face à l’annonce officielle d’une vie « ailleurs » nous rendant visite.

2ème conclusion :

Mais quelle place alors donner à l’ufologie « amateur » là dedans ? Son fonctionnement « multipartite » peut-il concurrencer ou influencer l’exercice des groupes militaro-industriels dans leurs recherches « discrètes » ?

Difficile à dire car pour l’heure l’ufologie française semble totalement désorganisée. Il est encore difficile de suivre et de connaître le travail que font les uns et les autres, partout en France, ce qui ne permet pas d’aborder l’ensemble de l’ufologie avec exhaustivité. Si nous observons l’échelle à laquelle l’armée mène ses propres investigations, l’ufologie est bien démunie. Elle manque de moyens, de temps et seule une prise de conscience collective pourrait, en grande partie, combler ce manque. Plus concentrée à de nombreuses querelles intestines, l’ufologie aurait plus à gagner si elle travaillait dans un sens collectif tout en faisant l’effort de ne pas écarter systématiquement ce qui semble le plus contradictoire.

Nous avons été longtemps obsédé par la preuve matérielle, par l’aspect « tôles et boulons » sans réellement nous poser la question de la nécessité d’un autre regard. Un nouveau regard qui peut froisser les convictions de chacun, mais il faut avouer qu’en plus de 60 ans d’observations, d’enquêtes, de référencement, le mystère reste entier.

Ce n’est pas sans rappeler le mauvais accueil injustifié fait au livre et à certains auteurs du livre « Ovni et conscience« . Beaucoup ont considéré ce livre, sans l’avoir lu jusqu’au bout (ou pas du tout), comme faisant l’apologie d’une approche psycho-sociale du phénomène ovni et extraterrestre. De notre point de vue, le débat a été, au contraire, relevé. Passant d’une traditionnelle approche « tôles et boulons » à celui de la conscience. Un véritable électrochoc, peut être, pour ceux qui cherchent depuis des dizaines d’années déjà des preuves matérielles.

En cela, le livre « Ovni et conscience » n’a jamais nié l’existence matérielle des ovnis. Il recadre le sujet en développant l’idée de l’influence que le sujet exogène pourrait avoir sur notre conscience, à travers la notion de multiples univers en interrelation les uns avec les autres. Ainsi, il est utile de se questionner sur la perception que nous avons du phénomène. Est-elle réellement la notre ? Nous induit-on des messages personnalisés lors de ces contacts ?

C’est peut être là une nouvelle ère de recherches qui débute en France (les américains sont en avance sur ce point) au regard du mystère qui persiste toujours autour de ce « phénomène » et de la nature des travaux entrepris par le ministère de la défense. En tout cas, le GEEPI s’inscrit le cadre de cette démarche et va poursuivre son travail en incluant cet aspect « conscience » dans ses recherches et ses publications ultérieures.

Patrice Gouez, pour le GEEPI


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8 commentaires to “Ovnis et extraterrestres : Quand l’Etat français s’investit dans les recherches”

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  2. Allan dit :

    Concernant le fax, avez vous vu que l’en-tête indique
    MINISTÈRE DE LA DÉFÉNSE

    Il y a un É de trop… grossier non ?
    J’aîregardé deux videos distinctes de la présentation de Steven Greer, et même si le deuxième É ne me semble pas complet, je doute qu’il s’agisse d’un pb de resolution de fax,

    • Patrice dit :

      Bonjour, désolé pour cette réponse tardive.

      La qualité du fax ne nous permet pas pour le moment d’être certain qu’il y a bien un accent sur le deuxième ‘e’ de défense. Ce qui serait effectivement grossier comme vous l’avez dit.

      Néanmoins, voilà ce que nous retenons comme pièce supplémentaire à notre dossier :

      Il y a eu un débat entre Marc Auburn et Marc Gray sur le sujet de l’ufologie, la semaine dernière sur la web-tv CTVM-TV.

      A la question de Marc Gray sur le sujet du fax du ministère de la défense français, de 2007, demandant à Steven Greer d’effectuer une opération de contact avec des extraterrestres il fut répondu :

      « Oui j’y étais ». Auburn a identifié le signataire du fax, Pierre Morin, comme étant le père de la bombe à neutron française, amiral et conseiller militaire à l’Elysée.

      L’opération de contact aurait été réalisée, selon les dires d’Auburn, en 2011 sur les côtes bretonnes.

      Alors que le fax fut prétendu faux, les révélations de Marc Auburn lui redonne une bien belle crédibilité. Le GEEPI, qui je le rappelle, est le seul groupe français à avoir investigué sur ce dossier alors que beaucoup d’autres, au courant, ont préféré laisser cette information en sommeil.

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  5. […] Inutile de signaler que cette famille, comme d’autres, n’a jamais officiellement racontée ces choses. Les récits finiront par disparaitre à jamais, jetant une fois de plus un voile d’obscurité sur ce phénomène (pourtant pris très au sérieux en haut lieu… lien ici). […]

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