Les théraphims ou le secret des génies familiers

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mardi, 24 mars 2015 | Par | Catégorie: Recherche

 

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La création d’un théraphim est-elle une incursion «volontaire» du global dans le local, au sens de la théorie de Jacques Ravatin ?

Pétries de croyances désuètes, façonnées par la crédulité des peuples anciens, voici l’image que nous retenons de ces poupées enfantines du passé : statuettes d’argile, de bois, d’os, de pierre ou de métal que redécouvrent les archéologues et qui viennent alimenter nos musées.

Ne sont-elles que des artefacts, à l’intérêt purement historique ? Quelque chose me chiffonne cependant. Je ne suis pas homme à accepter l’invisible sans pouvoir en palper une parcelle de réalité. Je suis une personne qui fonctionne à l’envers, de la pratique vers la théorie, et ce que j’ai expérimenté par l’outil radiesthésique, me laisse un arrière-goût d’incompris. Car j’ai cru, l’espace d’un instant, déchirer le voile de l’invisible et suivre un mince fil d’Ariane, me conduisant au-delà du visible, vers un procédé étrange de charge de la matière.

Par ce nouvel article, je souhaite non pas raconter l’expérience étrange que j’ai vécu, mais faire un « zoom » sur ces petites statuettes issues de la culture méditerranéenne, elles-mêmes issues de la tradition et du savoir-faire des peuples du « Croissant fertile ».

L’Orient, les lampes à huile et ses Djinns…

image002Revenons aux alentours de – 3000 avant JC, au cœur de la civilisation sumérienne, pays de l’argile et des bitumes affleurant le sol. Tous ses citoyens possédaient de telles figurines, du plus grand des rois au plus simple des portefaix. Statues de déités, statuettes de génies familiers et même « bols à incantations ». On voyait en eux des oracles, des protecteurs, des serviteurs.

Les hommes de cette époque croyaient réellement que ces poupées étaient « le siège actif » de divinités mineures. Comme l’écrivit l’archéologue Joan Oates, dans son livre « Babylon » : on remarque que ces statues animées, qui étaient emportées à la guerre par les rois et les prêtres, étaient façonnées et réparées dans des ateliers spéciaux et subissaient un rituel de consécration compliqué et très secret qui les dotait de « vie » et leur permettaient de parler.

Ces découvertes archéologiques en Mésopotamie (à Nouzi, ville antique à l’est du Tigre et au sud-est de Ninive, fouillée de 1925 à 1931) indiquent que la possession des théraphims avait une incidence sur les droits concernant l’héritage familial. Selon une tablette trouvée à Nouzi, la possession des dieux domestiques pouvait en certaines circonstances permettre à un gendre de comparaître devant un tribunal pour réclamer les biens de son beau-père décédé (source wikipedia).

Comment concevoir que  le peuple sumérien, qui créa l’écriture, les mathématiques, l’agriculture, le commerce, l’art, l’urbanisme, bref « LA » civilisation sur laquelle nous avons encore nos bases… ait pu maintenir, de manière constante, une activité puérile durant 3000 ans et que cette dernière soit reprise, entre autre, par les Araméens, les Perses, les Egyptiens, les Grecs et les hébreux de l’antiquité ? Quelle en est la réalité tangible ?

Dans son « Dictionnaire Universel » le Père Dominicains Charles-Louis Richard, théologien et historien, dit des théraphims (http://456-bible.123-bible.com/calmet/T/theraphim.htm) :

« …D’autres croient que les théraphims étaient des talismans, c’est-à-dire, des figures de métal, fondues et gravées sous certains aspects des planètes, auxquels on attribuait des effets extraordinaires, mais proportionnés à la nature du métal, aux qualités des planètes et aux figures représentées dans les talismans. Ce sentiment paraît le plus probable. Tout l’Orient est encore aujourd’hui entêté de la superstition des talismans. Les Perses les appellent telefin, d’un nom fort approchant de celui de théraphim. On ne voit point d’homme en ce pays-là qui n’en porte; il y en a qui en sont chargés. Ils leur attribuent plusieurs vertus. Ils en pendent au cou des animaux et aux cages des oiseaux. Mais ceux de Rachel devaient être des figures assez grosses et d’un métal précieux…»

Dans l’ancien testament, huit passages  mentionnent les théraphims (dont celui de Rachel) ; ils apportent la preuve qu’il s’agit d’idoles, utilisées pour un usage « magique » et « divinatoire ». Il ne semble pas toutefois qu’on leur rendait directement un culte. On retient de ces écrits que les Pères de la foi hébraïque firent tout pour faire cesser ces pratiques populaires, au profit du Dieu unique… Mais ces objets restèrent ancrés dans les us et coutumes de ce peuple, de manière plus secrète.

De l’Orient à l’Occident…la légende de rabbi Löw

image003Lors des migrations du peuple Juif, ces procédés « magiques » arrivèrent jusqu’en Europe, et ce, par l’intermédiaire des grands Rabbins : occultistes et lecteurs éclairés du Talmud et de la Kabbale.

(NB : à signaler la véritable puissance vibratoire des lettres formant l’hébreu carré, voir les travaux radiesthésiques de Jean–Gaston Bardet et de Jean De La Foye, repris par Jacques Ravatin)

Une histoire légendaire peut donner une idée des rumeurs circulant à propos des érudits juifs et de leur maitrise des théraphims, il s’agit de l’histoire du golem.

 « Le Golem (hébreu : גולם « embryon », « informe » ou « inachevé ») est, dans la mystique puis la mythologie juive, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre façonné afin d’assister ou défendre son créateur.

Déjà mentionné dans la littérature talmudique, il acquiert une popularité considérable dans le folklore juif d’Europe centrale, où il est associé à la figure du Maharal de Prague et aux accusations de meurtre rituel envers les Juifs. Dans l’une des versions les plus populaires de sa légende, reprise par certains contes chrétiens, il naît de la terre glaise après que quatre sages, figurant les quatre éléments, ont pourvu sa matière informe de leurs attributs ; sur son front figure le mot emet (« vérité ») qui devient, lorsque sa première lettre est effacée, met (« mort »), faisant retourner l’homme artificiel à la poussière. »

Extrait : « En 1580, à Prague comme dans de nombreux endroits en Europe, la persécution des juifs est monnaie courante. La violence envers le peuple juif était attisée par des accusations de crimes de sang perpétrés contre des enfants catholiques. A cette époque, le leader de la communauté juive de Prague était le rabbin Löw de son vrai nom « Yehudah (Juda) Levi ben Betzalel », dit le Maharal. Il se demandait comment il pouvait mettre fin à la souffrance de son peuple obligé à vivre dans un ghetto.

L’idée lui vint en un rêve de créer un protecteur à forme humaine. Le rabbin étant un érudit, il trouva rapidement le moyen de réaliser sa vision. Aidé par son gendre et son apprenti préféré, il se rendit durant la nuit du 20 Mars sur les rives de la Vltava. Là, les trois hommes façonnèrent une forme humaine dans la terre glaise (NB : certaines sources parlant d’un ajout de sang et/ou de sperme !). Ils commencèrent alors une série de rituels et d’incantations hébraïques pour donner la vie à la créature inanimée. Pour parachever le travail, le Rabbin inscrivit sur le front de la statue de terre le mot « Emet » qui signifie vérité. Ainsi le Golem se réveilla, prêt à suivre les ordres du Rabbin. Mais le temps passant, le golem devint de plus en plus violent. Il terrorisait la population praguoise toute entière si bien que l’empereur pria le Rabbin de stopper sa créature. Le Rabbin accepta à condition que la situation de sa communauté soit améliorée. Pour désactiver le Golem il effaça la lettre ‘e’ du front du golem ne laissant plus que le mot « met » signifiant mort. L’empereur tenu parole et des lois empêchant la persécution des juifs pour de faux motifs furent instaurés. Le corps sans vie du golem fût placé dans le grenier de la synagogue Vieille-Nouvelle où certains disent qu’il repose toujours prêt à être ramené à la vie en cas de besoin. Le Rabbin Löw décéda le 17 Août 1609 et fût enterré dans le vieux cimetière juif de Prague où on peut encore aujourd’hui voir sa tombe. »

Sorciers du moyen-âge, occultistes et loges secrètes d’aujourd’hui

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Il est difficile de tracer la transmission de la tradition des théraphims dans l’Europe du Moyen-âge et de la Renaissance. On peut cependant supposer qu’elle a pu dépasser le cadre juif et se transmettre aux premiers grands occultistes et alchimistes « non juifs » de l’occident, notamment par l’ordre des Templiers, puisqu’on retrouve cette tradition dans les enseignements des loges occultes de toute l’Europe.

On peut en avoir la preuve en lisant les écrits méconnus de Franz Bardon, l’un des plus grands occultistes du début et milieu du 20ème siècle. Ce personnage, sur lequel on a tissé toute une légende, était bien connu pour avoir acquis ses connaissances en hautes magies dans le cadre de ces anciennes loges européennes. Dans son livre « Le Chemin de la Véritable Initiation Magique », degré VII, « Formation magique du corps physique » -I- La création d’élémentaires, il décrit minutieusement la préparation d’un « élémentaire » : l’élaboration précise de la statuette (argile, cire…), la technique de charge mentale de l’objet, la spécialisation de l’objet (au choix) dans un seul et unique domaine d’activité occulte, les liens aux 4 éléments (eau, air, terre, feu) via certains métaux et certaines plantes, l’utilisation d’un étrange « condensateur fluidique ».

Un autre « technicien » de cet art en donne scrupuleusement la même recette, il s’agit de Pierre Manoury. Dans son livre « Les Statues à miracle », véritable notice technique de construction d’un « génie familier », l’auteur dépeint exactement les mêmes méthodes et donne quelques exemples d’utilisation de ces statuettes : divination, influence des personnes, protection des lieux… M. Manoury, avec qui j’ai pu échanger par mail, dans l’optique de cet article du Geepi, m’a certifié que ses travaux sur la charge de ces « Statues à miracles » étaient complètement indépendantes des travaux de M. Bardon.

Ces deux derniers auteurs, ainsi que l’écrivain Roger De Lafforest, donnent donc une bonne description sur le procédé physique de création de l’objet en tant que tel. Mais ils n’oublient pas d’expliquer comment insuffler la charge mentale pour donner « vie » à une véritable créature synthétique, un automate éthérique.

Pour expliquer ce concept de charge mentale, il faut se rapprocher d’une théorie étrange et qui commence à peine à intéresser quelques scientifiques : Pierre Mabille, médecin et anthropologue avec son livre « Égrégores ou la Vie des civilisations » ou encore le « Global Consciousness Project » de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis.

Une charge mentale : forme pensée aurique et égrégore

C’est au médecin Pierre Mabille, que l’on doit une définition du terme égrégore dans son ouvrage Egrégores ou la vie des civilisations, paru en 1938 : « J’appelle égrégore, mot utilisé jadis par les hermétistes, le groupe humain doté d’une personnalité différente de celle des individus qui le forment. Bien que les études sur ce sujet aient été toujours, ou confuses, ou tenues secrètes, je crois possible de connaître les circonstances nécessaires à leur formation. J’indique aussitôt que la condition indispensable, quoiqu’insuffisante, réside dans un écho émotif puissant. Pour employer le vocabulaire chimique, je dis que la synthèse nécessite une action énergétique intense.»

Bien que connu sous différentes autres formes par le passé, la notion d’égrégore fut introduite en occultisme par Stanislas de Guaïta pour personnifier des forces physiques ou psychophysiques non surnaturelles en forme d’êtres collectifs.

L’égrégore possède une composante à la foi psychique et énergétique. L’égrégore est une énergie qui contient toutes les vibrations des gens qui le créent, le font vivre… et qui leur échappe.

La concentration des personnes réunies dans un même but, avec les mêmes pensées intenses créées un égrégore qui se constitue, se développe, s’amplifie et devient actif.

Aura_théraphimUn savant français, Jean Charon, a publié aux éditions Tchou-Laffont un livre dont le titre est « L’infini sursis », dans lequel il révèle le résultat de ses travaux sur La mémoire des électrons et la projection de l’inconscient : « Les électrons, qui nous constituent, contiennent un espace-temps qui n’obéit pas aux lois de notre univers quotidien. De plus la totalité de notre esprit est contenue dans chacune des particules. »

Les cellules qui constituent l’égrégore sont tirées de l’humanité. Il vit sur le plan physique par l’intermédiaire de l’être humain et sur le plan astral par la projection astrale de ceux qui y adhèrent.

Inutile de le rappeler, tout est une question d’énergies. Et dans une première approximation, on pourra considérer qu’un égrégore aurique est une « boule » d’énergie visualisable dans l’astral qui a été créée la plupart du temps par un groupe d’individus humain. Cette énergie aurique, avec laquelle il est possible d’interagir, possède un caractère qui lui est propre, caractère attribué par ses créateurs. C’est comme un accumulateur d’une énergie possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois. Il est alors aisé de comprendre qu’il existe des égrégores aurique de toutes sortes (Egrégore chrétien, égrégore bouddhiste, égrégore islam, égrégore sectaire, égrégore Satan, égrégores politiques, égrégores sportifs…).

Un égrégore peut être perçu comme la résonance vibratoire aurique émise par la psyché d’un groupe de personnes vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme dont les composants sont de nature énergétique. La tradition ésotérique lui donne le nom de « forme pensée aurique».

Bien que d’essence subtile et impalpable, une forme pensée est aussi pénétrante, enveloppante et perceptible qu’une présence matérielle. Ce sont les courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l’ensemble des membres d’un groupe qui élaborent une forme pensée, pour ensuite la structurer.

La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective ou de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux.

Le golem ou l’égrégore individuel

TheraphimPar notre activité nous créons tous, individuellement, des objets subtils, tout aussi réels que les objets matériels, des objets que les clairvoyants peuvent observer et que toute personne sensible peut capter et ressentir (médiums, radiesthésistes). Par la répétition d’un désir, d’un sentiment ou d’une pensée, nous pouvons même donner vie à une entité énergétique autonome et auto-conservatrice. Une telle entité subtile qui naît de la répétition d’une activité, quelle que soit la nature de cette activité (instinctive, émotionnelle ou mentale), est ce que l’on appelle un golem. Le sentiment amoureux donne vie à un golem. Les tics et les tocs (troubles obsessionnels compulsifs) constituent un trait psychiatrique des effets d’un golem. La consommation de cigarettes produit également un golem. Un golem peut être formé par l’activité d’un groupe de personnes, auquel cas on parle d’un égrégore. Les égrégores ne sont rien d’autre que des golems collectifs.

Des occultistes, des mages et les prêtres des anciennes civilisations avaient bien compris cette possibilité et avaient mis en place des techniques de charge et de programmation de telles entités. Ils les attachaient à un objet de culte (souvent statues ou statuettes). Ces techniques étaient connues sous divers noms : djinns, génies, familiers, idoles, golems, théraphims.

La technique reste secrète car la création est en fait plus simple qu’il n’y parait.

Il faut charger sa pensée dans un objet, une statuette creuse par exemple, contenant une matière fortement accumulatrice : l’huile végétale et la cire d’abeille. Ces matériaux ont la capacité étonnante d’enregistrer les flux mentaux. La cire d’abeille fait office de point d’entrée, de « RAM » ou mémoire vive, servant à capter « l’instant » de la charge mentale. Les huiles, dans un second temps, faisant office de mémoire de stockage longue durée. En intégrant ce mécanisme ou « condensateur fluidique » dans une statuette d’argile, de bois ou de pierre (matériaux eux aussi accumulateurs mais à plus long terme), on obtient un support parfait pour  en faire le siège d’une véritable entité synthétique, localisable dans l’espace et utilisable à volonté dans le temps.

Bragi, pour le Geepi

 

Sources internet :

www.elishean.fr

www.neotrouve.com

www.inrees.com

www.a-tout-prague.com

http://fr.wikipedia.org

 





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3 commentaires to “Les théraphims ou le secret des génies familiers”

  1. […] d’où ça vient… Je te conseille de lire l’article sur les théraphim (sur le site Geepi). Tu verras que ces entités sont synthétiques, comme un sous-produit de la conscience humaine, et […]

  2. […] te 1/3 de cire d’abeille pour la conception d’élémentaires (que je nomme personnellement Théraphims et sur lequel j’ai pu avoir des phénomènes […]

  3. […] une super-conscience collective à même de créer des phénomènes physiques (phénomène de type égrégorique, voir le sujet sur le Global Consciousness […]

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