Je suis (para)normal et vous ?

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mardi, 28 mars 2017 | Par | Catégorie: Liste des derniers articles, Témoignages

L’optique de cet article n’est nullement autobiographique et n’est pas non plus une envie de mettre le pied dans une sorte de voyeurisme sordide. Il est avant tout un témoignage sur quelques unes de mes expériences avec les phénomènes dits inexpliqués. Voyez cela comme une succession de brèves choisies auxquelles succédera une conclusion bien plus importante.

De mémoire, je pense que je n’ai jamais été comme les autres dès mon enfance. Lorsque j’avais 13 ans je me questionnais déjà sur la mort et sur sa nécessité insensée. Savoir que la vie nous permettait d’obtenir un millier de petites choses, de développer des relations amicales et amoureuses et que soudainement la mort nous enlevait, comme ça, parfois en un claquement de doigts. Je trouvais cette idée terrible, très injuste. Et parallèlement à cela j’étais persuadé que l’homme était très différent de ce que l’on pensait, tant à travers sa nature, son potentiel, que son histoire. C’est dire si à 13 ans je me posais déjà de drôles de questions.

La paralysie du sommeil

Image tirée du site http://le-temple-de-freyja.e-monsite.com

13 ans, c’est aussi la période où je vivais des paralysies du sommeil. Souvent le matin au réveil (état hypnopompique), alors conscient je me retrouvais coincé dans mon corps physique, percevant alors un baigneur (une poupée) sur l’étagère en face de mon lit que mon regard ne cessait de fixer, comme obsédé, comme le support de mes peurs. Il m’était impossible de bouger, ni d’ouvrir la bouche tandis que j’entendais mon frère dormir dans son lit, à côté du mien. Seuls mes yeux étaient en mouvement et dévisageait ce baigneur qui me donnait l’impression de bouger avec le jeu des ombres et des lumières du matin. Je me rappelle que j’appelais au secours mes parents qui dormaient encore dans la chambre d’à côté alors qu’aucun son ne sortaient de ma bouche. Ce fut une période très difficile mais jamais je n’en ai parlé car je n’avais pas les mots pour expliquer ce que je vivais et il faut dire que dans la vie d’un enfant on passe également rapidement à autre chose. Et puis après 2 ans cette période de paralysie du sommeil s’estompa.

On pourrait alors associer ces paralysies, dans mon cas, à un développement hormonal lors de mon adolescence. N’étant pas bien sur expert sur la question à cette époque, je n’ai pas cherché davantage de réponses. Contrairement à de nombreux témoignages d’abductés (enlevés par des extraterrestres) relatant des épisodes de paralysie du sommeil, je ne me souviens pas d’avoir été en contact avec des « entités » lors de mes paralysies.

Ce fut là une première entrée dans un mystère. Comment expliquer que la conscience soit prisonnière du corps ? Ceci me marqua profondément parce que je me suis demandé si cela aurait pu se produire définitivement. Une sensation de perte de contrôle totale de son propre corps est terrible.

Les fondements sont posés

Mon adolescence poussant doucement vers ma future vie d’adulte m’orienta vers bien des sujets philosophiques. C’est vers 15 ans (1987) que j’ouvre mon premier livre sur l’ufologie, acheté à France Loisirs, et où je découvre pour la première fois des photos d’ovnis. Je suis subjugué par l’idée qu’il y ait peut être des êtres habitants d’autres planètes, d’autant que des photos représentants des soucoupes volantes sont nettes. Aujourd’hui, je serai incapable de dire si celles-ci étaient des canulars. Mais l’idée extraterrestre fait son chemin dans mon esprit.

C’est une époque difficile pour moi, car je suis plus intéressé par les sujets de l’esprit que par ceux des adolescents de mon age. A cet age, on fait ses premières armes avec les fêtes, l’alcool, les cigarettes et les filles. Mais tout cela ne m’intéressait pas vraiment et ce qui fait que je me suis retrouvé un peu isolé, alors victime de l’incompréhension des autres. C’est une période où je m’interroge énormément sur le sens de la vie. Je ne trouve pas l’apport de la religion comme pertinente pour répondre à mes questions. Aussi, j’aborde doucement les philosophies orientales comme le taoïsme, le bouddhisme et le Zen. Je découvris les enseignements de Taisen Deshimaru, maître Zen, et je finis par aller pratiquer le karaté-Do Shotokan. J’ai fini par conclure que les arts martiaux avaient un étonnant lien avec la spiritualité, et que la voie spirituelle abordée par le Zen nourrissait la forme exprimée par la pratique martiale.

En 1988, je découvre alors l’occultisme. J’étudiai ce que l’on appelle la magie rituellique, la magie structurelle (Franz Bardon) tout en m’intéressant doucement à la Théosophie de Blavatsky et au mouvement Rose-Croix. Pendant quelques années, partant de rien de significatif, j’ai pratiqué beaucoup d’exercices (respiration, visualisation, rituellie, création mentale …). J’avais alors envie d’expérimenter et de comprendre comment interagissait l’homme avec son environnement de vie. Il est vrai que tous les enseignements occultes prêtaient alors une aptitude créatrice à l’homme, donc active, alors que ma vie portait plutôt une certaine passivité jusqu’alors, réagissant plus en fonction des événements qu’en tant que réel acteur. Mais j’allais rapidement comprendre que l’esprit humain pouvait produire des effets sur la matière. Je compris également que le mot d’ordre était d’éradiquer les croyances au bénéfice de la connaissance que seule l’expérience peut apporter.

Lorsque le monde des esprits se révèle

En 1990, mon arrière grand-mère décéda. Elle avait 90 ans. Lui succédera, la même année, son fils, mon grand-oncle, qui vivait avec elle. C’est une période pendant laquelle je m’intéressais au spiritisme, qui d’ordinaire est fort décriée. Il m’était arrivé de pratiquer le spiritisme en groupe autour d’une table quelques années auparavant, comme beaucoup d’adolescents. Mais j’avais désormais sous le bras les livres d’Allan Kardec, « Le livre des médiums » et le « Le livre des esprits » que je dévora en quelques jours. J’y appris qu’il existait une technique que l’on appelait l’écriture automatique pour communiquer avec les décédés. J’étais très ouvert sur cette possibilité et les décès récents de mon arrière grand-mère et de mon grand oncle, me donnèrent envie de prendre contact avec eux. C’est alors une chose que j’ai entreprise dès lors que leurs enterrements eurent lieu. Je m’enfermais alors dans ma chambre, crayon en main et papier sur la table. Me souvenant alors des prescriptions de Kardec en la matière, je définissais alors mes questions mentalement, attendant que des réponses se fassent sur le papier. Et puis, se fut le premier miracle. La chance du débutant ? Peut être ! Mais le crayon commençait tout d’abord à dessiner des lignes. Tout d’abord très nombreuses, ces lignes ne mettaient aucun message en valeur, mais je persistais toutefois. Et deuxième miracle des boucles se forment alors ! Stupéfiant ! Ces boucles formant des lettres puis des mots prenaient vie. Les phrases étaient courtes. Elles révélaient que les membres de ma famille allaient bien, qu’ils étaient libérés et qu’il ne fallait pas être triste. Chaque soir, je cherchais à reprendre ces conversations qui ne furent jamais très différentes des premiers messages obtenus et dans les deux cas, au 4ème jour, il me fut impossible de les contacter à nouveau. J’ai alors essayé plusieurs jours encore mais plus rien. Et j’ai alors arrêté cette écriture, ne comprenant pas cet arrêt de correspondance.

Pour tout dire, je suis un boulimique d’expériences diverses et variées. Ce qui ne fait pas de moi LE spécialiste d’une thématique en particulier. L’idée, depuis toujours, est de pouvoir dresser un tableau global du résultat de mes études et de déterminer de quelle manière chaque élément de cette étude peuvent être liés les uns aux autres.

Je suis un géant

Dès le début des années 90, j’aborde alors la Théurgie(1) et je puise alors mes connaissances dans les ouvrages de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn et celui d’Alexandre Moryason, « La lumière sur le Royaume ». D’ailleurs, ce dernier est peut être le plus pédagogique qu’il m’ait été donné de lire sur le sujet. Et donc je me mets à la pratique de ces ouvrages qui expliquent à un moment que pour un « rituel » l’opérateur doit avoir la sensation d’être « un géant debout sur la Terre ». Dans cet « exercice » il était méticuleusement développé la méthode pour s’y prendre et j’avais à l’idée de suivre les choses rigoureusement. Si l’image du géant est amusante à première vue, je puis dire qu’après plusieurs semaines d’entrainement j’ai réellement vécu cet état de fait. Et que de passer de la théorie à la pratique est assez déstabilisant au début. Enfermé dans mon corps physique j’avais effectivement cette étrange sensation d’être un géant, c’est indescriptible par l’écrit. Mais j’avais là une sensation intime d’être étiré à une grande distance du sol sur lequel je me tenais pourtant debout. Il est bien évident qu’une tierce personne, présente auprès de moi à ce moment-là, n’aurait vu aucune différence à ce que j’étais habituellement. Je fis là ma première découverte sur le corps astral et sur la capacité qu’a alors la conscience de pouvoir agir dessus de manière à en développer l’activité. Et, le tout, bien conscient physiquement.

J’imagine que cette sensation ressemble peut être à celle ressentie par les amputés lorsqu’ils parlent de membre fantôme. Cette sensation de se sentir entier malgré l’amputation qu’ils ont subi comme si le corps physique était associé à un autre lien énergétique. Sauf que là je ne présentais pas la soustraction d’une partie de mon corps mais que j’en élargissais les tissus périphériques et subtils.

Un bidasse en proie avec le paranormal

Un jour de décembre 1993, alors que je m’étais engagé dans l’armée et que je faisais mes classes à Nîmes, nous étions partis faire une marche de 30km. Il était prévu également de monter les tentes afin de passer la nuit dans un coin de nature. L’hiver commençait à pointer son nez, il faisait froid et le paysage était recouvert de neige. J’appréhendais déjà fortement la nuit que nous allions passer. Une fois les tentes montées, je fus tiré au sort avec d’autres camarades pour monter la garde, et mon tour était prévu à 6h30 du matin. Comme je le pressentais, je n’ai pas beaucoup dormi et lorsque mon tour fut venu je me retrouvais dehors à faire les cent pas, seul alors que le jour se levait. Puis tout au loin, je vis quelque chose se rapprocher de notre camps. C’était un chien me disais-je, mais cela se rapprochait vite à moins de cent mètre de moi. Je vis rapidement que ce n’était pas un animal, mais plutôt une forme sombre qui contrastait beaucoup avec la couleur blanche de la neige qui recouvrait le sol. C’était pareil à un tissu de soie noir, qui donnait l’impression d’onduler au dessus de la surface du sol. Et cette forme curieuse passa à une dizaine de mètres de moi dans une direction précise à une même cadence, comme bien décidée à atteindre son but. Je ne su jamais ce que c’était ou si cela fut vraiment d’ordre physique. Le manque de sommeil ayant peut être provoqué un basculement entre deux mondes temporairement. Je peux dire que j’ai connu bien d’autres nuits où j’ai dormi peu dans ma vie et où il ne m’est jamais arrivé de telles visions. Donc je tiens cette apparition comme une réalité du point de vue de la conscience. Dans quel monde cette forme s’était-elle manifestée ? Quelle information avais-je alors capté ? Cela reste encore bien difficile à dire.

Un voyage au-delà du temps

Alors toujours dans ma soif de comprendre les choses, j’ai décidé en 1999 de m’atteler à comprendre l’origine des états modifiés de conscience qui étaient relatés dans les récits des Expériences de Morts Imminentes (EMI), ce passage d’un état à un autre. C’est alors que j’ai commencé à lire ce qui était publié sur les EMI. Il faut dire que le Dr Raymond Moody était fort éloquent dans le domaine et laissait entendre clairement que l’âme survivait après la mort physique. Et cela, il faut l’avouer, faisait écho également à ce que je commençais à penser de la réelle nature de l’homme. Mais, il faut toutefois dire que les EMI me semblaient bien limitées, en ce sens que les expérienceurs subissaient davantage ce qu’ils vivaient et, généralement, de manière non reproductible. Alors mon regard a fini par s’attarder sur le voyage astral que l’on appelle aujourd’hui sortie hors du corps. Je me rappelle ma boulimie de lecture entre du Monroe, du Bulhman, du Muldoon etc. Il existe une littérature étonnante sur ces « sorties », présentant bon nombre de témoignages édifiants et de techniques différentes pour y parvenir. Je me rappelle de cette époque où les sorties étaient déconseillées à tout débutant, alors que bon nombre de ces « novices » vivaient, malgré eux, ces phénomènes et étaient bien démunis pour en comprendre le sens. Mais ce que j’ai noté de ces témoignages, hormis qu’ils présentaient des récits différents, c’est que très peu d’entre eux évoquent l’aspect physiologique qui permet de passer à cet état modifié de conscience. Peut-être que les expérienceurs l’ignorent tout bonnement et que leurs sorties se font dans une sorte d’automatisme ? C’est en tout cas le sentiment général qui découlait de ces témoignages.

Mais cette sortie hors du corps, pouvait-elle être volontaire ? Le sommeil présentait également quelques intérêts en ce sens où il questionne sur l’état de notre conscience à ce moment-là. Une conscience que nous considérons alors en état de veille mais qui ne s’avère pas aussi tranquille que nous le pensons en réalité, étant donné que nous sommes capables de rapporter quelques bribes d’images issues de ce que nous appelons un rêve ou un cauchemar à notre réveil. Imaginer que nous pouvions avoir une activité consciente pendant que le corps physique dort rendait l’idée de la sortie hors du corps fabuleuse.

Je ne détaillerai pas ici la manière dont j’ai travaillé. Je l’ai fait récemment dans un article qui a été publié dans le numéro 103 (décembre 2016) du magazine « Parasciences » de Jean-Michel Grandsire. Reprendre l’ensemble des propos de cet article ici serait donner plus de volume à ce présent article, qui est déjà bien important en l’état.

Mais, il suffit de dire que cette expérience fut un succès après maints échecs. La conscience se trouvait ainsi libérée des limites matérielles. Elle semblait pouvoir se mouvoir à une rapidité hors du commun et pourtant l’environnement où se déroulait l’expérience était semblable à la pièce où reposait mon corps physique. Cela était fabuleux de percevoir ainsi ce corps physique auquel je m’étais identifié toute ma vie durant. tout en étant parfois angoissant il faut le dire. Imaginez donc cette stupeur qu’en étant pleinement conscient vous vous rendiez compte qu’il y a bien autre chose derrière les voiles de la matière. C’est là un fait énorme et qui bouleverse profondément la manière dont on se représente le monde. Il faut noter deux choses importantes :

  • Cet autre monde, que les ésotéristes appellent plan astral, est un lieu dans lequel la vie peut s’exprimer tout autant que dans le monde dense.
  • De cet invisible, la conscience, dans cet autre corps, peut alors observer des personnes physiques qui vaquent à leurs occupations sans que la présence du « voyageur » ne soit perçue.

Au regard de ces deux éléments, il est alors important de se questionner sur la nature des habitants de ce monde et sur la possible influence qu’ils pourraient exercer sur la conscience humaine. L’être humain serait donc multidimensionnel à travers lequel il s’effectuerait des sauts de consciences, d’un monde à un autre et grâce à des véhicules (intégrés à l’incarnation) correspondants à la nature de ces mondes.

Mais je voudrais revenir aux échecs dont j’ai parlé précédemment. Ceux-ci étaient principalement dus à la peur (peur de la mort notamment) et à l’intellectualisation du processus avec laquelle il fallait lâcher prise (lorsque le mental rationalise, il préserve la conscience dans le monde physique). Cela m’a conduit à de nombreux mois de tentatives avant de parvenir à un résultat significatif. La réussite implique l’idée d’un détachement du plan matériel, donc d’une désidentification de la matière. Je suis persuadé du caractère « initiatique » de cet exercice, car il ouvre des portes à de nouveaux questionnements et soumet ainsi notre regard à une autre réalité que nous ne soupçonnons pas d’ordinaire.

Une déprime momentanée

En 2005, à Rennes, j’ai passé quelques mois dans école militaire d’informatique afin d’obtenir mon brevet supérieur d’informaticien. C’est une période qui est rude pour moi. J’étais l’administrateur d’un forum qui connut en son temps un grand succès dans le domaine de l’occultisme et qui vivait alors ses derniers instants et ceux-ci se firent dans la douleur. Je passe sur les détails. Mais un weekend, que je le passais à l’école, j’étais un peu déprimé. Je pensais aux difficultés liées à ce site. Je nageai en pleine morosité. Quand soudain il se passa quelque chose d’extraordinaire. J’étais seul dans ma chambre, mon colocataire étant rentré chez lui le temps du weekend. Alors que j’étais assis à mon bureau à pianoter sur mon ordinateur, quelque chose « entra » dans ma chambre qui en changea l’atmosphère en quelques secondes. Je fus enveloppé d’une énergie que je ne réussis pas à localiser clairement et qui provoquait des picotements sur l’ensemble de la surface de la peau. En moins de dix secondes tout changea, une joie intense remplaça la morosité dans laquelle je baignais dix secondes plutôt. Qui ou quoi ? Pourquoi ? Je n’ai bien évidemment aucune réponse à donner.

La seule chose que je sais c’est qu’il s’est passé quelque chose qui a changé radicalement l’atmosphère et mon moral et c’est cela qu’il faut retenir de cette histoire. Quelque chose d’inenvisageable pour qui connaît le parcours de la déprime mettant alors la personne qui la « porte » dans un état de faiblesse pendant quelques temps avant que celle-ci ne reprenne le cours normal de sa vie. Imaginez donc que vous passiez alors du tout mauvais au tout bon en l’espace d’un claquement de doigt, comme si on actionnait un interrupteur de sa position on à off. Ce qui laisse envisager que les émotions sont des variables sur lesquelles on peut avoir une action (interne ou extérieure visiblement dans ce cas précis) à tout moment. Doit-on également y voir une expression du Soi, de l’âme ? Possible.

Une composante radiesthésique et radionique

2006, est la grosse année où je me suis intéressé à la radiesthésie et par extension à la radionique. Déjà, les anciennes civilisations comme l’Egypte semblaient détenir quelques secret intéressants sur les ondes de formes. En tout cas bien des chercheurs en faisait l’apologie dans leurs ouvrages respectifs et il était donc évident pour moi de chercher à comprendre comment un univers matériel, par sa constitution et son organisation atomique, pouvait influencer l’homme et son environnement. C’est donc naturellement que je me suis rapproché des références en la matière comme les éditions Servranx qui diffusent le travail colossal des frères Servranx. J’ai lu également de nombreux ouvrages tels que ceux de Chaumery, Belizal, Morel ou La Maya et j’ai pratiqué un certain nombre de méthodes publiées par les éditions Servranx (ERR-6P, accus, pendule). Après quelques mois, je m’orientais vers la pratique des livres de Monsieur Frandeau de Marly (un pendule intégré dans des volumes géométriques). Un enseignement que je testais sur des plantes, dans un premier temps, avec des pots témoins dans lesquels j’avais planté des graines. Certains pots étaient traités par la radionique et d’autres non. Ceux qui furent sous l’effet des ondes de formes développèrent plus rapidement les graines et les plantes issues de ces graines avaient un aspect plus harmonieux que les autres. Le test a été effectué plusieurs fois avec les mêmes résultats. Ce qui me permit de comprendre que les ondes de formes avaient une réelle influence sur les organismes biologiques. Les objets n’étant pas de simples éléments passifs mais associés à de propres champs énergétiques propres.

Ce sont des méthodes semblables que j’utilisais également pour le bien être émotionnel et mental. Des méthodes qui permirent de réduire de manière significative le stress mais pas de façon durable.

La radiesthésie, qui s’oriente sur la perception micro-vibratoire et non sur l’émission d’onde, m’est apparu comme ludique et simple à mettre en place. Elle réalité, le pendule est une extension du corps qui répond à des sollicitations subtiles de l’inconscient. On pratique alors en mettant en place une convention mentale qui permet de définir les réponses à des questions simples mais précises (comme le oui et le non). Le tout étant de savoir poser les bonnes questions.

Je dirai que la radiesthésie est l’une des méthodes qui pose la question de la transcendance par l’observation de la matière. En cela, elle questionne sur les causes à partir des effets tangibles constatés. Un intermédiaire entre l’âme et le corps.

Pour tester la réalité du mouvement du pendule, le lecteur pourra construire lui-même un pendule de fortune (un écrou attaché un fil par exemple) et tester les dessins ci-contre simplement en laissant le pendule inerte au dessus (bien qu’il y ait une « bonne » manière de le tenir pour ceux qui s’y adonne sérieusement). Quelques secondes suffisent pour comprendre que le pendule se met alors en mouvement et dans le sens indiqué par les dessins. Cela a été pour moi la base de l’entrainement. Et je peux dire que cette simple expérience est vraiment étonnante et qu’elle ne peut que susciter curiosité et interrogation.

J’utilisais la radiesthésie sur des questions de santé principalement. Je pratiquais alors sur la base de cadrans qui livraient plusieurs réponses potentielles à un problème. Il s’agissait, par exemple, alors de déterminer le type de thérapie à employer, la durée et la fréquence de ce dernier par exemple. Mais la santé n’est pas le seul domaine où la radiesthésie peut être utilisée. Je dirais que les applications de la radiesthésie sont infinies.

Ce sont là des outils très mal connu d’ordinaire. Il faut dire que l’homme valide plus volontiers ce qui a été expertisé par la science. Mais les domaines de la radiesthésie et de la radionique ne sont pas qu’expérimentaux, ils sont aussi des fenêtres ouvertes sur une meilleure connaissance de soi, une voie qui développe l’intuition.

Parallèlement à cela, j’entretins des relations avec la Fondation Aether (http://www.fondation-aether.org) en souscrivant à son programme de formation. Une formation passionnante quoique liée à un travail méditatif qui peut être rebutant pour certains. Je commençai alors à en savoir davantage sur le magnétisme, la matière éthérique et les mécanismes qu’utilise la nature autour de l’énergétique.

Existant depuis Mai 2004, la Fondation Aether (traduction du titre exact de l’association loi de 1901: « Aether Foundation ») est née d’un travail de recherche associatif commencé en 1992 sur les énergies et découvertes non conventionnelles répertoriées depuis l’antiquité.

L’expérience du magnétisme

Le thème de l’énergie m’a beaucoup intéressé également. Je testais souvent les objets en passant mes mains au-dessus de manière à essayer de ressentir ce qu’ils véhiculaient énergétiquement. C’est là que je vis des différences importantes entres divers volumes simples. J’ai alors testé les pyramides, les dodécaèdres, les cubes etc … Les sensations obtenues étaient différentes et ces expériences momentanées ne faisaient que révéler en réalité une émission permanente insoupçonnée de ces objets de la même manière qu’une station radio émet sans qu’un récepteur ne soit allumé pour l’écouter. Et ce n’est pas parce que nous ne les percevons pas que rien ne se passe autour de nous. Et c’est bien là l’étrangeté de ces différentes ondes invisibles qui se transmettent dans l’espace sans que nous puissions en percevoir l’action et nous en prémunir dans le cas où celles-ci sont nocives.

En 2009, je suis alors un stage de magnétisme avec Frédérique Louvet qui pratique en Picardie. J’en apprends les rudiments et je commence à réfléchir à l’application de ce que je viens d’apprendre. Mon premier enfant a alors un an et il souffre de douleurs abdominales à chaque fois qu’il boit son lait. Les enfants hurlent alors dans ce cas et bougent dans tous les sens pour trouver une position qui va les calmer. Alors je me dis que cette pathologie sera la première à laquelle j’allais m’attaquer : soulager mon enfant !

Au moment des crises abdominales de mon fils, je le prenais dans mes bras et je m’isolais avec lui dans ma chambre. Je passais alors ma main au dessus du ventre de mon fils et j’y ressentais souvent comme des nœuds, des résistances énergétiques. D’ailleurs, je trouvais cette sensation très étonnante car je ressentais quelque chose qui d’ordinaire n’est pas perceptible. En réalité, je n’ai pas cessé d’être surpris par les différentes découvertes que j’ai faites dans ma vie. L’émerveillement conjugué à la curiosité sont sans doute les meilleurs moteurs pour conduire une expérience jusqu’à sa finalité. Mais revenons à mon fils ou plutôt à ma tentative de soulager ses maux. Ma main, percevant le ressenti, associée à une visualisation adéquate permit de calmer mon fils en 2 minutes chrono. Non seulement celui-ci n’avait plus de douleurs mais il dormait. La première fois, je fus estomaqué tellement le traitement fut rapide et radical. Je réitérai plus tard la même application à mon fils, ainsi qu’à ma fille qui est née quelques années plus tard et un autre enfant chaque fois avec une réussite prodigieuse. Les enfants en bas age ne jouent pas la comédie et l’effet placebo ne peut donc expliquer ce résultat.

Je pratiquais également sur ma compagne l’application du magnétisme, soulageant ainsi ses migraines occasionnelles. Bien entendu j’en faisais l’usage sur moi mais je ne rentrerai pas davantage dans les détails. Ce qu’il faut comprendre c’est que les résultats sont là et que j’ai pratiqué suffisamment longtemps sur différents cas avec des résultats positifs dans la majorité des cas. Pour autant, cela me demandait souvent beaucoup d’énergie au point que j’ai décidé de limiter ces pratiques à un usage familial et ponctuellement. Je ne suis pas un guérisseur dans l’âme, tel n’est pas mon chemin de vie.

Agressions invisibles

En 2014, j’avais intégré une association en recherche paranormale avant de créer le GEEPI. C’était l’occasion pour moi de mettre à l’épreuve du terrain tout ce que j’avais pu apprendre et comprendre des différents enseignements que j’avais suivi. Un soir, alors que nous partions en enquête dans une abbaye de l’Oise pour déterminer si le site était le théâtre de présences invisibles, nous avons vécu des moments très particuliers. Il faut dire que France 3 Picardie nous accompagnait pour couvrir un sujet en adéquation avec Halloween qui se profilait quelques jours plus tard. Armés de nos caméras nous avions scindés l’équipe en deux groupes. Pendant que l’un travaillait sur le terrain, le deuxième pouvait répondre aux questions du journaliste. Mais les choses tournèrent court lorsque le premier groupe revint prématurément dans un affolement général. Une des personnes du premier groupe avait été frappé au visage, comme une gifle et les sensations perçues sur le site dénotait quelque chose d’assez négatif. Le deuxième groupe pris alors le relais, laissant les précédents enquêteurs se remettre de leurs émotions. Nous sommes alors allés dans une autre pièce ne voulant pas braver cette même énergie. Mais nous n’avions pas prévu que nous serions confrontés alors au même type de phénomène. Je fus alors moi-même frappé, comme un coup de poing au ventre mais toutefois plus délicat. C’est là, un contact très étonnant qu’on ne peut présager d’ordinaire. Une interaction entre le monde matériel et une source énergétique invisible s’exprima. C’est là, une chose relativement rare.

D’autres enquêtes permirent à l’équipe d’enregistrer des phénomènes de voix électroniques (PVE) sur des dictaphones. Ce sont là les mêmes phénomènes obtenus en TCI (Trans-Communication Instrumentale).

Conclusion

Voilà ce sont là quelques exemples de ce que j’ai pu observer et expérimenter. Depuis presque trente ans, j’ai parcouru beaucoup d’enseignements, de différents courants philosophiques, occultes ou religieux, tant théoriques que pratiques. Que ceux-ci aient eu traits aux pratiques méditatives, yogiques ou à d’autres exercices mystiques plus complexes. Ainsi, de mon point de départ je suis parti, avec en poche, ma seule curiosité et la certitude que notre réalité physique n’était qu’un leurre et qu’au-delà du voile des apparences se cachaient toutes les causes donnant un sens plus profond à ce que nous connaissons de la matière.

Qui cherche trouve dit-on ! Et je crois qu’on ne saurais dire mieux dans pareil domaine de recherche. Et je puis dire avec une certitude absolue, que l’expérience personnelle dépasse considérablement tous les livres, même les meilleurs même si ces derniers restent de précieuses balises à certaines étapes de nos vies.

Aussi, il me fut impossible de rester passif en espérant que mes croyances personnelles allaient un jour me donner raison. On peut effectivement passer une vie à croire, à compulser des centaines d’ouvrages sans toutefois mettre à l’épreuve ce que nous croyons. Et c’est la pensée matérialiste qui a habitué l’homme à « s’assoupir » dans une position de confort, vis-à-vis de laquelle il est sage de ne rien remettre en cause, d’autant plus lorsque des référents (structures, personnalités) se sont déjà positionnés sur tels ou tels sujets. Albert Einstein disait d’ailleurs : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » C’est là une invitation à regarder et à faire les choses autrement, être attentif aux changements qui s’opèrent en nous et autour de nous. C’est en tout cas la voie que je me suis affectée et qui anime aujourd’hui le GEEPI. Il ne s’agit pas là alors de perdre notre pragmatisme dans nos activités associatives et de risquer ainsi d’être la cible facile de personnes ultra-sceptiques. Dans les quelques cas que j’ai pu relaté dans cet article, certains événements sont arrivés spontanément il est vrai, mais quelques autres ont été rendus possibles grâce à une démarche technique qui allait en ce sens. Aussi, qu’importe le domaine d’expérimentation que nous explorons, qui s’entraîne sérieusement à développer telle ou telle aptitude arrivera à aboutir comme moi à des résultats probants. Il s’agit là, en vérité, d’une mise à l’épreuve strictement personnelle qui dépasse allègrement le cadre du débat du « j’y crois, j’y crois pas » lorsqu’on en fait soi-même l’expérience.

La matière a ceci d’initiatique que de permettre à l’homme à se libérer d’elle par la connaissance qu’elle octroie et celle qu’elle laisse envisager au-delà des apparences. Cela est un véritable paradoxe mais pour autant ce sont sur ces traces que nous amène également tout doucement la science avec la physique quantique.

Mondes multiples selon la vision théosophique

La physique quantique dépeins un monde à plusieurs dimensions dans laquelle on commence à reconnaître le compartimentage auquel faisant référence la Théosophie de la fin du 19ème siècle, même si les éléments de langages sont différents. J’ai assisté à une conférence de Philippe Guillemant à Laon en février dernier qui présentait une diapositive dont les caractéristiques étaient tirées de la Kabbale. On a là un scientifique qui trouve vraisemblablement quelques inspirations pour ses travaux dans les anciennes traditions. Doit-on y voir un pont se dresser entre science et spiritualité ? J’aime à le croire. Alors mondes multiples ! Ok, me direz-vous ! Mais comment prendre conscience de ces différents mondes ?

Reprenons l’exemple de I.K. Taimni dans son livre « L’homme, Dieu et L’univers » :« En examinant le phénomène plus avant nous voyons que les conditions qui règnent des deux côtés du prisme sont entièrement différentes. Du côté où la lumière entre dans le prisme nous n’avons que la lumière blanche intégrée et aucune couleur, et du côté où elle quitte le prisme il n’y a que couleurs et aucune lumière blanche.

S’il existe un être intelligent qui n’a vécu que du côté des couleurs et n’est jamais allé de l’autre côté, il ne peut pas se faire la moindre idée de la lumière blanche d’après son expérience des différentes couleurs bien qu’elles dérivent toutes de la lumière blanche. »

Imaginons alors que nous associons maintenant la lumière blanche à l’âme et les couleurs à la personnalité. Dans l’occultisme, on considère que la personnalité est l’expression de l’âme qui s’est subdivisée en différentes parties à l’incarnation, en interdépendances les unes avec les autres. On retrouve alors dans la personnalité un aspect triple, à savoir le corps physique, le psychisme et le mental. En ce sens, le texte de Taimni implique l’idée de maîtriser ou de transcender chaque composante de la personnalité afin de connaître véritablement ce qu’est l’âme. On se place ainsi du côté de la lumière blanche (qui unit) qui connaît les causes qui ont engendré les couleurs (le multiple). Ceci fera l’objet d’un article ultérieur qui traitera, en autre chose, des concepts Esprit/Matière, de la conscience, du lien existant entre l’âme et la personnalité et de la manière dont tout cela interagit les uns avec les autres. Une manière pour nous de vous faire partager les fruits de nos études et de nos réflexions et de nous positionner officiellement sur ce sujet complexe.

Patrice Gouez, pour le GEEPI


(1) La théurgie est une forme de magie, qui permettrait à l’homme de communiquer avec les « bons esprits » et d’invoquer les puissances surnaturelles aux fins louables d’atteindre Dieu (cf Wikipédia).


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